Interview avec avec Quentin Perraudeau, cofondateur de « Percko »

Quentin Perreaudeau nous raconte son parcours d’entrepreneur et nous explique son choix d’explorer les marchés à l’étranger. Il nous livre ses conseils pour développer son activité à l’international.

Question 1 : Qui se cache derrière « PERCKO » ?

Quentin Perraudeau : Bonjour, je suis Quentin Perraudeau, co-fondateur de Percko. Aujourd’hui, « PERCKO », c’est une équipe de 10 personnes. Nous avons 3 personnes qui composent l’équipe de vente, 5  personnes en R&D (Recherche et Développement) et 3 personnes en marketing.

Percko est une société co-fondée avec Alexis Ucko en 2014.

Question 2 : Comment vous est venue l'idée de cette entreprise ?

Quentin Perraudeau : L’idée de Percko était de s’attaquer aux maux de dos. Le papa d’Alexis était dentiste toujours penché sur ses patients, et donc avait très mal au dos. On est allé voir des médecins, des ostéopathes. On leur a demandé de nous expliquer pourquoi les gens avaient mal au dos. C'est assez simple : 20% des maux de dos sont d’origine inflammatoire, que l'on soigne avec des médicaments. 80% des maux de dos sont dus à notre mauvaise hygiène de vie, et en l’occurrence à notre mauvaise posture. D'où l'idée d’améliorer la posture des gens au quotidien.

Question 3 : Comment avez-vous démarré votre entreprise ?

Quentin Perraudeau : Aujourd’hui, nous avons 2 produits. Le premier produit est le produit Lyne Up. C’est un sous vêtement du quotidien. L’idée est que dès que vous allez commencer à vous avachir, le sous-vêtement va réagir, appuyer sur le bas du dos pour ouvrir le thorax.

Le deuxième produit est le Lyne Fit. C’est un tee-shirt de sport. L’idée est d’accompagner la problématique sportive pour que vous ayez une bonne position pendant votre pratique sportive, notamment pendant que vous courez. Courir est plutôt bon pour le dos, cela va permettre de le renforcer. Mais effectivement, si vous avez une mauvaise posture, et si vous êtes courbé pendant que vous courez, c’est assez mauvais pour le dos car cela créé des contraintes au niveau des lombaires. Le produit Percko va permettre justement d’accompagner le mouvement pour ouvrir le thorax, appuyer sur le bas du dos et donc avoir une course qui soit bonne pour le dos et qui permette de le renforcer.

Question 4 : Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer à l’international ?

Quentin Perraudeau : Pourquoi avons-nous voulu nous internationaliser dès le lancement de notre société et de notre produit Percko (notamment le Lyne Up) via la campagne de financement participatif ? Dès que nous avons lancé notre produit sur Kickstarter, on a, dès le premier mois, pu vendre 5 000 produits à travers 89 pays. Dès le départ, cela représentait 75% du chiffre d’affaires. On a donc vu le potentiel qu’avait finalement notre entreprise à l’international.

Question 5 : Quels sont les marchés que vous avez privilégiés et pourquoi ?

Quentin Perraudeau : Aujourd’hui, on vend principalement en France, avec des distributeurs qui sont principalement français, parce que c’est notre marché de prédilection et notre marché natif. Nous avons une vraie volonté de nous internationaliser et de trouver des distributeurs à l’international pour trouver des relais de croissance pour notre entreprise.

On a développé notre produit, on a déposé un brevet international qui protège notre innovation un peu partout dans le monde.

Les marchés que nous souhaitons favoriser sont les marchés européens, car ce sont les marchés les plus proches de notre marché natif. Ensuite, il y a le marché aux États-Unis. Le marché américain fait rêver car il y a énormément de consommateurs. On sait que c’est un produit qui plaît beaucoup aux États-Unis. Lors de notre campagne de financement participatif sur Kickstarter, on a réalisé 25% de nos ventes aux États-Unis. Donc on sait que c’est un marché où il y a une grosse appétence pour notre produit. Puis on regarde avec beaucoup d’intérêt tous les autres marchés. On n’a pas envie de se brider, on n’a pas envie d’éviter un marché parce qu’il aurait moins de potentiel. On veut vraiment regarder partout, le marché européen et le marché américain en priorité.

Question 6 : À quels problèmes vous confrontez-vous pour le développement de votre activité à l’international ?

Quentin Perraudeau : Chez Percko, nous proposons des produits avec une forte valeur ajoutée et qui s’attaquent à un vrai problème, qui est le mal de dos ou le bien-être pendant que je fais du sport. C’est une opportunité parce que ce produit-là sera la star de Percko. Cela va permettre de donner chez nous une authenticité, une unicité. Cela va nous permettre de nous rendre unique, et du coup de pouvoir attaquer un marché avec cette innovation. Le challenge est qu’il s’agit d’un produit innovant. Cela veut dire qu’il faut le démontrer et l’expliquer.

Au niveau du marché français, on a eu de nombreuses retombées médiatiques. C’est un marché que l’on comprend et où l’on va pouvoir expliquer notre produit beaucoup plus facilement, car c’est notre culture. On va comprendre comment les gens reçoivent notre innovation. On sait, par exemple, qu’un américain ne réceptionnera pas forcément ce discours-là de la même façon. On a plus de difficultés à comprendre leurs attentes et à comprendre comment on va pouvoir justement leur parler de ce produit.

Question 7 : Quels sont pour vous les avantages de se lancer à l’international ?

Quentin Perraudeau : L’avantage principal de se lancer à l’international, c’est clairement de dupliquer le marché. Aujourd’hui, on a 66 millions de consommateurs potentiels en France. Si l’on prend toute l’Europe et tout le monde, on a beaucoup plus de consommateurs potentiels, avec une innovation qui peut convenir à différentes cultures. On aurait tort de se priver de tous ces consommateurs potentiels. C’est pour cela qu’on a cette volonté de se lancer à l’international.

Question 8 : Quels conseils donneriez-vous à des entrepreneurs qui veulent se lancer à l’international  ?

Quentin Perraudeau : Le conseil principal pour un entrepreneur qui souhaite se lancer à l’international, c’est d’agir et de ne pas avoir peur d’aller vers ces marchés-là. La première chose à faire, avant de se lancer, est de regarder ce que l’on fait sur notre marché natif, le marché français, et d’essayer de dupliquer cette stratégie vers d’autres pays. Par exemple : notre site qui est en français, on l’a traduit en allemand pour ce marché. Et on essaie de dupliquer la même stratégie, notamment sur les réseaux sociaux.

C’est vraiment cette volonté de dupliquer la même stratégie, en la mettant à l’échelle dans différentes langues, tout en sachant qu’il faut à chaque fois s’adapter en fonction des différentes cultures.

On doit avoir à l’esprit, quand on veut s’internationaliser, qu’il faut arriver à dupliquer pour pouvoir aller rapidement vers tous les marchés.

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CIC

Le CIC est la banque d’une entreprise sur trois en France. Afin de mieux servir ses clients, elle met à leur disposition 2015 agences en France (Chiffres 2016), 3 succursales et 35 bureaux de représentation à l'étranger dédiés à l’accompagnement des entreprises françaises à l’international, plus de 19 000 collaborateurs.