Interview avec Lucie Jamen, créatrice de la société « Kissala »

« Parce que c’est essentiel de ne pas rester seul, il faut vraiment solliciter les différentes aides qui s’offrent à nous ». Lucie Jamen, créatrice de la marque « Kissala » nous explique en vidéo comment s’appuyer sur des soutiens et partenariats efficaces.

Question 1 : Qui se cache derrière « Kissala » ?

Lucie Jamen : Bonjour, je m’appelle Lucie Jamen et je suis créatrice de la marque « Kissala ». Je suis ingénieure généraliste de formation. J’ai été diplômée en 2013. Et à la suite de mes études, j’ai travaillé 2 ans et demi dans un bureau d’études en ingénierie de projet de transport urbain. Suite à ce 1er CDI, j’ai décidé de me lancer dans l’entrepreneuriat pour être à l’origine d’une création de valeur et pour porter un projet. J’ai aussi quitté Paris pour rejoindre Lyon. Cela fait presqu’un an et demi maintenant que je travaille sur mon projet entrepreneurial qui s’appelle Kissala.

Question 2 : parlez-nous un peu de votre entreprise !

Lucie Jamen : « Kissala » est une marque de super mélanges d’épices. Ce sont des mélanges d’épices et d’herbes aromatiques bios qui sont spécifiquement élaborés pour avoir un effet sur l’organisme. On se base sur la richesse nutritionnelle des ingrédients : richesse en vitamines, en minéraux et oligo-éléments. Du coup, on élabore un mélange afin que cela soit bon en termes de goût et que cela soit aussi bon pour la santé. Toutes les allégations santé qu’on avance sont des allégations qui sont validées par l’Union Européenne. Par exemple, c’est parce que le mélange anti-oxydant est riche en manganèse, en cuivre, en zinc, en vitamine E et C, qu’il est antioxydant.

Question 3 : comment vous est venue l'idée de cette entreprise ?

Lucie Jamen : J’ai créé la marque Kissala parce que j’utilise les épices depuis toujours et même au petit-déjeuner ! C’est vraiment quelque chose qui me caractérise culinairement. Je suis allée plusieurs fois en Inde et là-bas, j’ai découvert une utilisation thérapeutique des épices. C’est à partir de là que m’est venue l’idée de créer une marque de super mélanges d’épices. Je me suis demandé pourquoi en Inde on les utilise aussi pour les effets alors qu’en France, on les utilise uniquement pour le goût. Il m’est donc venu l’idée de créer une marque de super mélanges d’épices qui associent goût et effets sur l’organisme.

Question 4 : de qui vous-êtes vous entourée ?

Lucie Jamen : J’ai travaillé avec une chef cuisinier, Khanh-Ly, qui est la gagnante de Masterchef 2015 et avec une diététicienne, Caroline Gayet, qui a écrit plusieurs livres sur la diététique, la naturopathie... Toutes les trois, nous avons élaboré ce mélange pour que cela soit bon en termes de goût, bon d’un point de vue nutritionnel et bon pour le corps.

Question 5 : pourquoi avoir lancé une campagne de crowdfunding ?

Lucie Jamen : À la suite de la création de cette marque, de la création de l’identité visuelle et de celle de la charte graphique... on a lancé une campagne de crowdfunding en juin 2017 pour pré-vendre les produits. Cette pré-commande de produits nous a permis d’avoir une trésorerie de démarrage pour lancer la 1ère production, sachant que celle-ci sera lancée mi-juillet. Elle sera aussi l’occasion de vendre par la suite les produits sur le site internet de la marque et également en magasins spécialisés sur le bio, à Lyon dans un 1er temps.

Question 6 : quels sont les accompagnements que vous avez obtenus ?

Lucie Jamen : Depuis mon lancement sur le projet, j’ai essayé d’être encadrée et entourée de personnes expertes dans le domaine de l’entrepreneuriat. Comme je suis à Lyon, je me suis tournée naturellement vers le réseau LVE, « Lyon Ville de l’Entrepreneuriat ». Ce réseau m’a permis d’accéder à d’autres choses, dont notamment le JEA, « Jeune Entrepreneur de l’Année », auquel est intégré un parcours, ce qui m’a permis d’avoir des cours et un accompagnement. À la suite de JEA, j’ai été intégrée à l’incubateur BEELYS, l’incubateur des étudiants entrepreneurs à Lyon et aussi à un autre incubateur que j’ai quitté. Maintenant, je suis uniquement à BEELYS. En avril dernier, j’ai gagné le concours MOOVJEE, « Mouvement pour les Jeunes et les Etudiants Entrepreneurs », dans la catégorie « Etudiant Entrepreneur », ce qui m’a permis de bénéficier d'un accompagnement et du mentorat MOOVJEE qui va débuter en septembre prochain.

Question 7 : pourquoi se faire accompagner ?

Lucie Jamen : parce que c’est essentiel de ne pas rester seul, il faut vraiment solliciter les différentes aides qui s’offrent à nous. C’est ce qui permet d'avoir un regard extérieur sur son projet et aussi d'avoir un regard d’expert, ce qui est essentiel pour avancer de façon plus pertinente, et pour avoir le business model le plus adapté possible. Ces différents acteurs sont vraiment ouverts. Il suffit de leur demander un rendez-vous durant lequel vous exposez votre projet, et là vous avez un retour d’expertise. C’est vraiment très enrichissant. Je vous recommande donc de solliciter ces différents acteurs. Il y a également le salon de l’entrepreneuriat qui a lieu une fois par an à Paris et aussi en Province, durant lequel tous les acteurs sont visibles. Vous pouvez alors les rencontrer également durant cet évènement.

Question 8 : votre retour sur l'expérience de l'accompagnement ?

Lucie Jamen : Je fais partie de BEELYS depuis presque un an et demi. C’est un incubateur pour les étudiants entrepreneurs parce que j’ai repris ce statut. Je suis très satisfaite de cet accompagnement car on a un mentor académique et un mentor professionnel. Du coup, on a 2 points de vue différents qui se confrontent et cela permet d’enrichir le dialogue. Sur place, on a des locaux dans lesquels on peut travailler. Il y a aussi une effervescence avec les autres porteurs de projets et les autres entrepreneurs. On peut aussi participer à des cours et bénéficier d’expertises sur différents domaines.

Question 9 : un conseil pour ceux qui veulent se lancer dans l'entrepreneuriat ?

Lucie Jamen : Je vous conseille vraiment de parler le plus possible de votre projet et d’échanger le plus possible avec des acteurs de l’écosystème et avec également d’autres entrepreneurs. Car c’est en échangeant qu’on va construire le projet et le rendre plus pertinent par rapport au marché et à la demande. Donc mon conseil est vraiment de parler et d’échanger le plus possible autour du projet.

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CIC

Le CIC est la banque d’une entreprise sur trois en France. Afin de mieux servir ses clients, elle met à leur disposition 2015 agences en France (Chiffres 2016), 3 succursales et 35 bureaux de représentation à l'étranger dédiés à l’accompagnement des entreprises françaises à l’international, plus de 19 000 collaborateurs.