Interview avec Alice Bailleul, Fondatrice de la société « Beauty Bike »

« Sans l’auto entreprise, je n’aurais pas créé d’entreprise ». Alice Bailleul, Fondatrice de « Beauty Bike » nous explique comment ce statut lui a permis de concrétiser son projet et de développer son activité. Du statut d’auto entrepreneur à l’entreprise individuelle, elle nous raconte avec passion son parcours.

Question 1 : Qui se cache derrière « Beauty Bike » ?

Alice Bailleul : Bonjour. Je m’appelle Alice Bailleul, je suis la fondatrice de « Beauty Bike ». « Beauty Bike », c’est l’esthétique à domicile. Notre particularité est qu’on se déplace en vélo triporteur. On a aussi pris le parti d’utiliser des produits « Made in France » et éco-responsables avec une jolie composition. On va faire des prestations comme celles que l’on peut trouver dans un institut classique (des manucures, des pédicures, des soins du visage, des soins du corps...). On utilise d’ailleurs une table de massage pliante. On peut donc faire toutes les prestations à la maison, sans aucun problème. On est aussi spécialisé dans tout ce qui est maquillage de mariée, pour sublimer ces femmes pour le plus beau jour de leur vie.

Derrière « Beauty Bike », c’est moi, Alice. J’en suis la fondatrice. Ensuite il y a Julie, qui m’épaule sur Bordeaux et qui est aussi esthéticienne à domicile. Plus récemment, Tiphanie nous a rejointes il y a un peu plus d’un an. Elle est esthéticienne à domicile sur une autre zone, Talence et Pessac. C’est une concessionnaire, on a monté une sorte de mini franchise sur une autre zone.

Question 2 : Comment vous est venue l’idée de cette entreprise  ?

Alice Bailleul : J’ai eu l’idée de « Beauty Bike » en novembre 2011 et je l’ai créée en janvier 2012. J’avais envie de faire de l’esthétique à domicile, mais je ne savais pas comment me déplacer. C’est lors d’un salon des auto-entrepreneurs à Nantes que j’ai rencontré un plombier qui se déplaçait en vélo triporteur. À l’issue de cette rencontre, je me suis dit que le vélo triporteur pouvait être une bonne solution pour monter mon entreprise à Bordeaux. J’ai d’ailleurs créé mon activité 2 mois après cette rencontre.

Question 3 : Pourquoi avoir choisi l’auto entreprise pour débuter ?

Alice Bailleul : Au tout départ, il y a 5 ans et demi, en janvier 2012, j’avais envie de créer une entreprise mais sans prendre trop de risques. Je me suis beaucoup interessée au statut de l’auto-entreprise. Il était complètement adapté à mon entreprise et à mon service. Ce statut m’a permis de commencer à créer mon activité. Sans ce statut, je pense que je n’aurais pas pris le risque de monter une entreprise il y a 5 ans.

Question 4 : Combien de temps êtes-vous restée en auto-entreprise ?

Alice Bailleul : Je suis restée en auto-entrepreneur un peu plus de 4 ans. J’ai voulu prendre mon temps. La dernière année, je me suis vraiment intéressée aux autres régimes. J’avais eu le temps de m’intéresser aux autres perspectives que celles que je pouvais avoir avec l’auto-entreprise. En plus, j’étais prête puisque j’avais gardé une année en me disant : « Voilà, tu es prête, maintenant tu sais pourquoi tu vas vers un autre régime, pourquoi tu peux développer. Et ton entreprise est prête à évoluer ».

Question 5 : À quel moment avez-vous décidé de changer de statut et pourquoi  ?

p>Alice Bailleul : J’ai décidé de changer de statut au bout de 3 ans et demi/4 ans. J’ai pris le temps de bien réfléchir au statut que j’avais envie d’utiliser. D’abord, j’ai changé parce que j’étais au seuil du chiffre d’affaires de l’auto-entreprise. J’ai bien été obligée d’évoluer, pour encore développer un peu plus mon entreprise. Puis comme j’avais énormément de demandes auprès de mes clients, il a fallu que j’embauche Julie, qui travaille avec moi. Enfin, je développais aussi l’entreprise sur un contrat de concession avec Tiphanie. Alors, j’ai évidemment été obligée de faire évoluer mon auto-entreprise vers l’entreprise.

Question 6 : Quels avantages et changements ce nouveau statut vous ont apporté ?

Alice Bailleul : J’ai choisi l’entreprise individuelle au régime réel et non au régime simplifié comme l’auto-entreprise. Ce statut me permet de déduire ma TVA lorsque j’achète des produits et des marchandises. Cela me permet aussi de ne pas avoir de seuil de chiffres d’affaires comme dans l’auto-entreprise, ce qui me bloquait un peu, et d’avoir ainsi une belle évolution de mon entreprise. En effet, cela m’apporte beaucoup d’avantages pour développer « Beauty Bike ».

Je pense que, sans l’auto-entreprise, je n’aurais pas créé d’entreprise. En tout cas, pas aussi jeune et pas aussi rapidement – car je sortais de l’école – et j’ai monté quand même mon entreprise ! C’est une chance aujourd’hui de pouvoir se dire : « Je me lance directement, je suis prête et j’y vais ! ».

Avec une forme de société classique, je pense que je ne l’aurais pas fait. Rien que ça, l’auto-entreprise était parfaite. Et je pense qu’elle est parfaite pour plein de personnes aujourd’hui lorsqu’elles évoluent.

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CIC

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