Les 10 questions à poser à son expert-comptable

La création de son entreprise peut parfois être stressante. Pour mieux avancer dans cette formidable aventure, en partenariat avec le cabinet Incityz, nous avons déterminé 10 questions indispensables à poser à votre expert-comptable ! Elles vous permettront d’obtenir de nombreuses réponses utiles et pratiques pour avancer sereinement dans l’entreprenariat.

  1. Comment fonctionnez-vous ?
    Cette question est idéale pour bien choisir son expert-comptable. Aujourd’hui le seul point commun entre les experts-comptables c’est le diplôme ; on trouve des cabinets fonctionnant de manière traditionnelle, d’autres beaucoup plus novateurs. À vous de voir quel fonctionnement vous convient le mieux.
    N’hésitez pas à lister vos attentes : créer la société, sortir les comptes, aide à la décision, un reporting trimestriel, discussion physique, par e-mail, par skype ?
    Commencez par les questions les plus simples, et voyez si votre interlocuteur vous écoute vous comprend et surtout sait se faire comprendre. Choisir un expert-comptable, c’est aussi une question de feeling.
    La question du tarif ne doit venir qu’à la fin. Ceux qui commencent par-là n’auront que ce qu’ils demandent : un prix avec bien souvent des prestations au moins disant. Le piège étant que le prix est facile à comparer alors qu’il faut du temps pour évaluer des prestations.
  2. Quel est le taux de TVA à appliquer ?
    Cette question est centrale, car si vous vous trompez vous lèserez soit vos clients, soit l’administration fiscale qui vous demandera bien entendu de régler la note.
    Il existe plusieurs taux de TVA en France (2,1 - 5,5 - 8,5 - 10 - 20 ) et plusieurs cas d’exonérations possibles. Ce sujet est complexe et devra faire partie des premières questions que vous devrez poser à votre expert-comptable en tant que créateur.
  3. Est-il préférable de percevoir de la rémunération ou du dividende ?
    À la fin de l’année, cette question peut se poser au moment de l’échange sur les comptes. Bravo, vous avez un résultat positif ! Que souhaitez-vous en faire ?
    1. le garder dans la société pour la développer ;
    2. le distribuer en partie ou totalement aux associés ;
    Dans le cas des sociétés unipersonnelles : quel est le plus intéressant ?
    Chaque cas étant unique, il n’y a pas de bonne ou mauvaise réponse universelle. L’expert-comptable est là pour vous apporter un éclairage technique et vous indiquer les conséquences de chaque solution. Ensuite, ce sera à vous de prendre votre décision.
  4. Quel mode de financement choisir pour financer vos investissements (véhicules, matériels...) ?
    Prenons le cas des véhicules par exemple. Une entreprise peut en acquérir de trois façons : acquisition pure et simple, LLD (location longue durée), crédit-bail.
    L’intérêt d’une option ou d’une autre va dépendre de l’utilisation, du fait que l’on soit précautionneux ou non, de la santé financière de l’entreprise.
    Là aussi, aucune solution ne s’impose toujours par rapport à une autre. Votre expert saura vous conseiller sur ce point.
  5. Puis-je déduire mon loyer de mon entreprise ?
    Indépendamment du lieu d’exercice effectif de l’activité, il arrive souvent que des sociétés domicilient leur siège social chez leur dirigeant.
    Outre les questions juridiques qu’il faut se poser lors de la création pour savoir si cela est possible (et les réponses varient selon que vous soyez propriétaire ou locataire), l’enjeu du loyer reversé par la société à son dirigeant revient souvent.
    Pensez que fiscalement, le loyer que vous pourrez déduire auprès de votre société est imposable personnellement pour celui qui le perçoit.
    La question revient également sur les frais annexes (internet, électricité...). Votre expert-comptable pourra vous indiquer les règles, les pratiques et où se situe votre intérêt.
  6. Combien de temps peut-on garder les justificatifs professionnels ?
    Il y a deux réponses à cette question.
    Si l’on se base sur la théorie, selon le droit commercial, ils doivent être gardés 10 ans (factures émises, reçues, contrat signé et relevé bancaire).
    Si l’on se base sur l’expérience vous devez les garder 3 ans.
    Pensez à bien garder les originaux. Votre expert-comptable ne garde pas vos documents.
    Les factures reçues sous format informatique sont à conserver sous ce même format. Vous pouvez bien sûr les imprimer mais cela n’aura que la valeur d’une copie.
    Si vous avez eu une facture papier, ce sera la facture originale à conserver. Là aussi, vous pouvez les scanner pour plus de sûreté mais la version informatique n’aura que la valeur d’une copie.
  7. Comment établir les factures ?
    Il existe des logiciels de facturation qui pourront vous aider. Que vous décidiez de passer par l’un d’eux ou de faire vous-même vos factures sous Word, Excel ou même sur papier, vous devrez être vigilant quant au formalisme à respecter.
    Compte tenu du nombre de mentions obligatoires et du risque associé en cas d’erreur (amende de 15 € par omission et par facture sans pouvoir excéder le quart du total de la facture), il apparaît important de prendre le temps de bien s’assurer que les factures que vous émettrez respecteront le formalisme obligatoire.
    N’hésitez pas à aller sur le site de la CIC pour obtenir toutes les mentions nécessaires et obligatoires sur vos factures. Votre expert-comptable sera lui aussi en mesure de vous conseiller sur ce point.
  8. La numération des factures doit-elle être chronologique et continue ?
    Oui, cette disposition permet à l’administration de contrôler d’après le listing des factures émises qu’il n’en manque pas.
    À ce titre, les numérotations sous formes de dates ne respectent pas cette règle.
  9. Quel est le taux d’impôt sur les sociétés ?
    Depuis 2017, les taux ont évolué. Auparavant les taux étaient :
    1. 15 % sur le résultat compris entre 0 et 38 120 € (sous réserve de respecter certaines conditions)
    2. 33,33 % sur le surplus.
    Pour tous les exercices ouverts depuis le 1er janvier 2017 :
    1. 15 % sur le résultat compris entre 0 et 38 120 €(avec conditions)
    2. Une nouvelle tranche de 28 % pour le résultat compris entre de 38 120 € et 75 000 €
    3. 33,33 % sur le surplus.
  10. Quelles démarches à effectuer pour une première embauche ?
    Réaliser sa première embauche n’est pas une mince affaire quand on ne l’a jamais fait. Votre expert-comptable pourra utilement vous aiguiller. Voici les étapes-clés pour une nouvelle embauche :
    1. DPAE
      Faire une Déclaration à l’embauche : à faire dans les 48H précédent l’embauche
    2. Rédaction du contrat de travail
      À rédiger, et à faire signer dans les 48H suivant l’embauche
    3. Bulletin de paie...
    Attention à bien respecter ces éléments qui sont le strict minimum pour éviter des soucis financiers qui peuvent devenir conséquents. Ne négligez pas ces aspects, le droit du travail est très assis sur le formalisme.

Ces 10 questions vous permettront de démarrer votre projet entrepreneurial avec sérénité. Et si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à faire appel au cabinet « Incityz » !

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Auteur

CIC

Le CIC est la banque d’une entreprise sur trois en France. Afin de mieux servir ses clients, elle met à leur disposition 2015 agences en France (Chiffres 2016), 3 succursales et 35 bureaux de représentation à l'étranger dédiés à l’accompagnement des entreprises françaises à l’international, plus de 19 000 collaborateurs.